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"J’accompagne les futurs et jeunes parents dans l’aventure de la parentalité"

FAQ (FOIRE AUX QUESTIONS)

Qu'est-ce qu'une Accompagnante Périnatale ?

C’est une professionnelle de la sphère sociale spécialisée dans la périnatalité qui soutient, accompagne et informe toute personne désireuse de former une famille (adoption, projet de naissance, en couple ou seule) avant, pendant et après l’arrivée de l’enfant jusqu’à ses un an.

Elle travaille auprès de futurs ou jeunes parents, afin de favoriser un vécu positif de cette période particulière qui entoure l’arrivée d’un enfant. Cet accompagnement s’élabore en partenariat avec le corps médical périnatal (sage-femme, médecin, gynécologue, maternité), en étant complémentaire.

La grossesse et l’accouchement sont essentiellement vus sous l’angle médical, et assurés, qui plus est, de façon fragmentée. C’est là que l’existence de l’Accompagnant(e) Périnatal(e) prend tout son sens. La société actuelle tend à résumer la famille à un seul couple, souvent déraciné de ses attaches géographiques ou familiales et le confrontent à la solitude.

Quelle différence entre une Accompagnante Périnatale et une Sage-Femme ?

Un accompagnement périnatal est totalement complémentaire de celui du médecin ou de la sage-femme : l’Accompagnante Périnatale ne pratique aucun examen, ne prescrit aucun médicament, ne pratique aucun acte médical, ne peut assister un accouchement sans la présence d’une sage-femme ou d’un médecin.Mais pour tout le reste, tout ce que, précisément les femmes et les parents recherchent souvent auprès du corps médical sans le trouver, l’Accompagnante Périnatale est là.

Non elle ne remplace pas la sage-femme pour autant. La sage-femme va s’occuper du médical, des examens, quand l’Accompagnante Périnatale va apporter du soutien émotionnel, de l’écoute et de la disponibilité. Elles soutiennent toutes les deux mais différemment, de manière complémentaire. Cependant, la sage-femme peut suivre le couple/la mère sans l’Accompagnante Périnatale et pas l’inverse. Par ailleurs, l’Accompagnante Périnatale est là aussi pour le papa, pour le couple et son entourage quand la sage-femme est plutôt là pour la mère en général.

Les temps impartis sont différents aussi : l’Accompagante Périnatale propose des rendez-vous d’1h30 et toujours à la demande du désir d’enfant à ses un an. La sage-femme n’a pas toujours autant de temps à consacrer, généralement ce sont des rendez-vous mensuels ou au moins établis selon un calendrier donné et qui s’arrêtent rapidement après la naissance.

Quelle est la différence entre une Accompagante Périnatale et une Doula ?

En France, le métier de doula n’est pas réglementé et ne bénéficie d’aucune reconnaissance. Son exercice est donc libre, et aucun diplôme n’est en théorie obligatoire pour pouvoir s’installer.

L’Accompagnement Périnatal est une profession récente en France, basée sur une formation reconnue par l’Etat (enregistrée au Répertoire National des Certifications Professionnelles), délivrée par le Centre de formation à l’accompagnement périnatal (CeFAP) de Bordeaux.

Pour l’instant, la doula n’a donc pas de formation certifiée reconnue par l’Etat. Son métier n’existe donc pas pour la législation française puisqu’aucun organisme n’est officiellement reconnu pour la former. Puisqu’elle n’est pas reconnue, la formation ne peut être contrôlée, donc rien ne garantit les compétences ou l’équivalence de pratique d’une doula à l’autre. Ensuite, l’accès à leur formation requiert un niveau troisième.

Pour les accompagnantes périnatales, il faut au moins le bac mais tout diplôme supérieur est encouragé. Ce qui fait entre autres que la formation est reconnue de niveau III (équivalent Bac +2).

Les enseignements sont transmis de doula à doula, alors que les Accompagnantes Périnatales sont formées par des représentants de différents corps de métier (sage-femme, psychologue, consultante en lactation, naturopathe,…) en activité. C’est un choix de part et d’autre.

Enfin, l’Accompagnante Périnatale ne peut accéder à la certification qu’après une période de stage (observation d’accouchements physiologiques avec une sage-femme libérale puis pratique avec accompagnements de couple incluant le soutien à l’accouchement). Pour les doulas, cette phase d’apprentissage a un encadrement moins rigide bien qu’un système de maternage existe.

Les formations sont donc orientées différemment.

Pour la pratique, la principale différence, mais qui n’est pas des moindres, est que l’Accompagnante Périnatale est surtout là pour soutenir les parents qui accouchent en structure et qui ont besoin de lien, de continuité d’un rendez-vous à l’autre, ce qui n’est souvent pas possible puisqu’ils rencontrent la plupart du temps pendant la grossesse des professionnels différents de ceux qu’ils verront le Jour J. Il ne peut donc y avoir de lien établi sur le long terme avec une seule et même personne. D’où l’intérêt de la présence de l’accompagnante qui elle a suivi la grossesse dès les premiers mois et est présente le Jour J puis toute l’année qui suit après encore.

Comme peuvent l’être par exemple les sages-femmes qui proposent des accompagnements globaux avec accouchement à domicile. Mais elles sont malheureusement de plus en plus rares et leur suivi s’arrête aux alentours du 3ème mois de vie du bébé.

L'accompagnante Périnatale fait-elle accoucher à domicile ?

  • Dans le cadre d’un accouchement à domicile, l’accompagnement se fera en présence de la sage-femme ou du médecin qui doit toujours être contacté(e) en premier.
  • Malgré sa formation, une Accompagnante Périnatale n’est en aucun cas habilitée à réaliser des actes médicaux relatifs à la santé du couple et/ou celle du bébé, ni au bon déroulement de la grossesse et/ou de l’accouchement et/ou des suites de couche.

Assiste-t-elle certains accouchements en structure ?

Tout à fait mais cela reste en fonction des protocoles des établissements, des conditions du moment, des relations avec les équipes.

Dans tous les cas, cela fait partie des éléments discutés en amont avec la maternité et qui est demandé par les parents. Il est capital que la demande émane de prime abord des parents. L’Accompagnante périnatale ne s’impose jamais et suit les possibilités des établissements et leurs protocoles.

En général, cela se passe très bien quand il y a déjà eu une rencontre car l’accompagnante représente un plus pour eux aussi. Un couple ou une femme qui a une Accompagnante demande moins d’attention car elle a déjà quelqu’un qui est avec elle en continu. Elle a aussi assurément bien préparé son accouchement, ce qui la rend moins demandeuse. Ce sont des éléments qui comptent.

Quelle différence avec l'accompagnement du corps médical ?

L’une des principales différences est le temps que nous pouvons accorder aux couples.

Malheureusement, les sages-femmes libérales et les maternités sont souvent débordées. Les consultations peuvent être rapides et sont centrées sur le plan médical. Quant aux préparations à l’accouchement, elles sont souvent faites en groupe et les couples n’osent pas toujours poser leurs questions en public. L’accent est mis sur la sécurité médicale au détriment du soutien émotionnel dont ont besoin certains couples. Aujourd’hui, de plus en plus de futurs parents veulent un accompagnement individuel et personnalisé en fonction de leurs besoins. Il souhaitent comprendre, pouvoir choisir et être acteurs de ce moment de vie.

Les Accompagnantes Périnatales, hors du champ médical, travaillent principalement à domicile ; elles peuvent ainsi mieux connaître les personnes qu’elles accompagnent. Elles sont amenées à parler de la famille, du couple, de la fratrie, du portage, de l’allaitement ou tout autre sujet qui n’a bien souvent pas pu être abordé avec l’obstétricien ou la sage-femme.

Les Accompagnantes Périnatales sont à considérer comme des personnes ressources pour les parents, avec leurs spécificités et leurs champs de compétences qui leur sont propres, en fonction de leurs différents parcours et formations.

Les tarifs d'une Accompagnante Périnatale sont-ils pris en charge par la Sécurité Sociale ou la Mutuelle ?

Non pas encore mais nous y travaillons. Actuellement,  l’Etat a fait le choix de rembourser les soins, la guérison plutôt que la prévention, or nous sommes dans la prévention, mais cela peut changer. Certaines mutuelles versent aussi une prime à la naissance en plus de celle versée par la CAF. Les parents peuvent l’utiliser pour payer ces prestations. L’AFAP (l’association professionnelle francophone des accompagnantes périnatales) est d’ailleurs en discussion avec des organismes pour prendre en charge les prestations d’accompagnement. Il y a quelques années encore les consultations d’ostéopathie n’étaient pas remboursées alors qu’aujourd’hui certaines mutuelles les remboursent. On y croit !
carte vitale

Qu'apporte une Accompagnante Périnatale aux futurs et jeunes parents (bénéfices) ?

L’estime de soi et l’autonomie des futurs parents, en révélant leurs compétences et leurs ressources intérieures, très utiles à cette période de leur vie.

L’élaboration de la famille, en permettant aux parents de se questionner et de trouver leurs propres solutions à toutes les situations qui se présentent.

La possibilité pour chaque membre de la famille de s’exprimer librement afin de trouver sa place dans la construction de la famille.

L’apport de toutes les informations nécessaires à la prise de décisions, permettant à chacun d’envisager la grossesse, l’accouchement et l’arrivée du bébé le plus sereinement possible.

Du bien-être pour les parents et le bébé (séances de relaxation, de bercements, de massage, postures de yoga, etc.)
Un soutien à la création du lien d’attachement parent-enfant

Est-ce qu'un accompagnement périnatal peut se poursuivre après la naissance, si besoin ?

Et comment ! C’est une partie importante de l’accompagnement. C’est à ce moment souvent que les parents se retrouvent isolés ou sous le joug d’injonctions contradictoires (de la part des professionnels, de la famille ou de leurs amis). Elle les aide à faire le tri et à s’écouter davantage, eux et leur bébé.

Il ne faut pas grand chose pour que les parents gagnent en confiance, à condition qu’ils soient bien entourés et que leurs interrogations soient prises en compte.

Comment se déroule un accompagnement à la grossesse ?

De manière continue ou ponctuelle tout au long de la grossesse et en période postnatale.

Lors d’un 1er entretien, l’Accompagnante Périnatale et les futurs parents font connaissance. L’Accompagnante présente son métier et les outils utilisés pour leur permettre de trouver leurs réponses et leurs ressources. Ensuite, elle va les écouter sur le vécu de leur grossesse, leurs problématiques et leurs souhaits.

Lors des entretiens suivants, ils prennent le temps pour balayer toutes les questions sur le déroulement de la grossesse, de l’accouchement et l’arrivée du bébé. L’Accompagnante aide les couples à dépasser toutes leurs peurs et inquiétudes liées à cette période. Elle peut également les accompagner dans la rédaction de leur projet de naissance. Le but de cet accompagnement est que les parents aient toutes les informations et soutien nécessaires pour faire des choix éclairés.

L’accompagnante accorde une place importante aux compagnons/compagnes en les aidant à trouver leur place et devenir le meilleur accompagnant pour leur compagne pendant toute cette période. Elle montre au compagnon plusieurs outils de gestion de la douleur pendant la grossesse et l’accouchement comme : des bercements, des massages, des respirations guidées, des positions de soulagement de la douleur le Jour J. Le papa prend une place primordiale dans cette aventure.

Elle peut être présente à l’accouchement si le couple le souhaite, avec l’accord de la maternité, pour leur apporter son soutien.

Après l’accouchement elle propose au couple une permanence téléphonique pendant le 1er mois 24h/24, 7j/7 pour toute question relative à la vie avec le bébé. A la demande des parents, ils peuvent avoir des entretiens post-natal. Les besoins peuvent être multiples : soutien à l’allaitement, compréhension des pleurs du bébé, gestion de la fatigue, gestion des aînés, prévention de l’isolement de la jeune maman, prévention de la dépression post-natale …Rappelons toutefois que l’Accompagnante ne propose pas de suivi médical, elle n’est là que pour le soutien émotionnel et pratique, là où la sage-femme, de formation médicale, pourra pratiquer les gestes et interventions gynéco-obstétriques et faire des prescriptions. L’Accompagnante ne pourra ainsi proposer ses services que si le couple bénéficie déjà d’un suivi médical, là son soutien est complémentaire.

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